E. E. Cummings, criminel poétique

Auteur bourdieuhommag dans Cummings polémique — bourdieuhommag jeu 28 juin 2007 5:47

M. Gavronsky, professeur à New York, et à travers lui Action poétique (n° 169, oct. 2002), ont ouvert une polémique sur l’antisémitisme de Cummings. C’est bien, les grands débats reviennent, et voici Cummings après d’autres. Comme l’article est méandreux, lourdingue, avec des références confuses, on s’impatiente : antisémite ou pas, Cummings ? Et on arrive au bout : « Existe-t-il en de tels sujets une digne conclusion ? La mienne sera brève : si vous consulter (sic) sur l’Internet le service Google sous l’indication suivante : “E. E. Cummings and Antisemitism”, vous trouverez 51 éléments cités à ce propos.»

     Consciencieux, j’ai consulté. Il s’agit, soit de bibliographies répertoriant notamment des ouvrages sur Cummings et d’autres sur l’antisémitisme, soit de sites universitaires annonçant des cours ou reproduisant des articles très divers parmi lesquels se trouvent une occurrence du nom « Cummings» et, sans rapport, le mot « antisemitism». Bref, la question n’est nulle part soulevée, ne serait-ce que parce que peu d’intellectuels américains s’intéressent à Cummings. Reste que le renvoi à Internet de Gavronsky suggère exactement le contraire : tout le monde en cause, et pas de fumée sans feu…

     Les huit pages qui précèdent sont tout aussi malhonnêtes. Il y aurait, selon Gavronsky, un Cummings jeune et progressiste, fidèle compagnon de route, ami d’Aragon, poétiquement radical ; puis, après un malheureux voyage en URSS (1931), un Cummings déçu, qui devient l’ami du fasciste Pound, et n’écrit plus rien de novateur. Ce qui est résumé d’une formule : « Peu de choix restait à ce jeune convaincu […] sauf le passage au délire : je veux dire au lyrisme.»

     Notre psychiatre a oublié de lire Cummings. C’est dès le début un poète absolument déraisonnable. Pire, c’est en complet lyrique qu’il écrit sur tel événement, tel fait de société, telle personne existante, prenant toutes les libertés et tous les risques. Ainsi dans un célèbre poème du début des années 1920 relatant une manifestation pacifiste face au Soldat inconnu : «16 heures / l’Étoile // les communistes ont de beaux Yeux», qui donne assez le ton de ses prises de parti, et que l’expert Gavronsky ne connaît pas. Jamais Cummings n’avait par ailleurs, avant les années 1930, «renoncé à une poétique conventionnelle», ayant toujours écrit des sonnets, usé de rimes et de vers mesurés, parallèlement ou mêlés à des formes de son cru.

     Jamais non plus il n’a changé d’état civil, comme l’imagine dans son délire personnel le greffier Gavronsky : «c’est ainsi qu’il “passe” du e.e. cummings à EECummings». Ce mythe d’un «e. e. cummings en bas de casse» n’aveugle que ceux qui ont besoin de croire et font foi à un article de William Carlos Williams. Sur tous ses livres sauf quatre, et chez tous les critiques sérieux, le nom de Cummings est orthographié avec ses capitales. Ne prêtant pas une portée métaphysique à ces variations graphiques, j’ai reproduit l’original sur les couvertures ou pages de titre des livres que j’ai traduits.

     Le moins qu’on puisse dire est que le professeur a des lacunes. Je passe sur de nombreuses erreurs de détail pour m’arrêter sur les affirmations qui fondent sa thèse d’un revirement idéologique. La preuve ultime serait que Cummings a traduit Front rouge d’Aragon («Descendez les flics / Camarades»). Certes, mais c’était son visa pour l’URSS, comme l’indique EIMI (qui, soit quand même dit, n’est pas un «recueil», mais le récit en prose de son voyage en URSS). Mais bon : EIMI est un livre difficile pour un doctrinaire, et de toute façon quasi introuvable. Je cite, coupant pour aller à l’essentiel, p. 138 : «Now I am […] trying less to “translate” an occasionnally not poemless “poem” […] than to possibly save my New England conscience,re Revolutionnary Litterature Bureau». Autrement dit : «À présent j’essaie moins de “traduire” un de temps à autre pas dénué de poésie “poème” que d’éventuellement sauver ma conscience Yankee,à la barre du Bureau de Littérature Révolutionnaire».

     Autre affirmation à l’appui d’un ex-Cummings engagé : «Jeune il contribue à des publications communistes et socialistes telles que Masses ou encore The Dial ou l’organe du pc américain, Liberator.» En fait, The Masses a cessé de paraître en 1918, avant que Cummings ne publie en revue. The Dial, financé par le richissime esthète Scofield Thayer, était un magazine d’avant-garde aussi peu de gauche que Vanity Fair (auquel Cummings donne quelques pochades, dont une contre l’Italie de Mussolini). Quant à Liberator, oui, il y a publié une fois des poèmes, au début des années 1920.

L’amitié a au moins autant justifié sa contribution que la sympathie politique. Claude McKay, romancier d’origine jamaïcaine et grande figure de Harlem, en était le rédacteur en chef. Il avait succédé à Max Eastman, grand intellectuel trotskiste, éditeur de Marx, féru de poésie, avec qui les Cummings, dans les années 1940, aimaient à s’adonner au nudisme sur sa plage privée de (le chic du chic capitaliste) Martha’s Vineyard.

 

E. E. Cummings, Max Eastman, Marion Morehouse, Eliena Krylenko à Martha’s Vineyard dans les années 1940.
Photo Jere Knight
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     Prenant modèle sur les insurpassables procès de Moscou, le juge double ses preuves factuelles controuvées d’une analyse psycho-idéologicoco-critique du renégat. La pièce à conviction est ma traduction de je:six inconférences. Ma postface suggère avec diplomatie que ce livre n’est pas fait pour les profs, n’apportant guère de lumière sur les choix esthétiques du poète. Gavronsky, en fier-à-bras universitaire, a voulu relever le défi. Il a parcouru les inconférences et y a trouvé l’explication de tout : «poetry is being, not doing», être et non pas faire. Il s’excite là-dessus comme une poule sur un passe-partout. En gros (mais c’est très gros) le faire est du côté de Marx, de Dieu travailleur suprême, de papa Cummings excellent bricoleur. Voilà ce que le «rebel» (sic), du fait de son «Œdipe», a rejeté au profit de l’être, que sont maman, la poésie, l’amour, les petits oiseaux des derniers poèmes.

     Et l’antisémitisme dans tout ça ? Vous voyez pas ? Gavronsky vous explique : Dieu = Verbe, non ? «Donc, défaire le Verbe, le désaxer serait le premier signe d’une révolte, d’une indépendance elle aussi fondatrice d’un anti-judaïsme soigneusement travaillé par l’Église.» L’argument, littérairement inculte (il y a des jeux de mots dans la Torah comme dans la plupart des textes religieux) et typiquement intégriste, est irréfutable — sinon, gare ! Il a été employé contre Céline. Cummings attaquant la grammaire attaque Dieu le Faire, donc les juifs. J’ignorais qu’Action poétique avait fait autant de progrès en théologie.

     Du reste il n’est pas qu’antisémite, l’embrouilleur de mots, il est plus généralement raciste, comme le montre un «poème daté 1935 en pseudo dialecte noir “theys sO alive(who is / ?niggers”». Primo, le pseudo dialecte en question est à peu près celui de Porgy and Bess, opéra fameusement raciste, merveilleusement interprété par Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Deuzio, Cummings s’amuse à transcrire toutes sortes de parlers populaires, par goût du sur-le-vif, du live, direct dans les mâchoires bien élevées — et il y avait dans les années 1930 beaucoup d’Afro-américains dans son coin de Greenwich Village. Tertio, ce poème dit : «y sont sI vivants(qui ça?les nègues) […] y’en a qui sont pas nés des qui sont nés morts et des nés vivants(mais les nègues c’est tous qui sont nés si Vivants)». De la part de Cummings, c’est hyperlaudatif : être vivant vaut mieux que se faire quoi que soit, comme juge par exemple. Quatro, le poème est placé dans No Thanks entre deux autres hommages : l’un à une strip-teaseuse, l’autre à des mauvais garçons. Et dans le même livre, un autre «noir» est porté aux nues : le boxeur Al Panama Brown. Bref, Cummings aime les, comme on disait à l’époque, «nègres», à commencer par Joséphine Baker. C’est peut-être même la raison pour laquelle il a confié des poèmes au communiste «noir» Claude McKay.

     Gavronsky n’a tout bonnement pas osé lire un poème limpide. Il a vu «niggers», une imitation de parler ; sa belle âme PC n’a pu en supporter davantage. Pas «Parti communiste», non ; une forme d’intégrisme plus bourgeoise et tout aussi hypocrite : la «political correctness», correctitude policière, qui sévit dans les universités américaines.

     Au bout de six pages d’élucubrations (j’en ai beaucoup laissé de côté), le flic en vient quand même à citer ce qu’il donne comme des «évocations racistes et antisémites» de Cummings. D’abord six extraits de sa correspondance avec Pound, sans le moindre éclaircissement sur le contexte ou les personnes concernées, alors que l’édition américaine fourmille de notes. Pour accroître le flou, il se borne en outre à reproduire ces bribes en anglais — comme si tout le monde devait obligatoirement comprendre cette langue, qui plus est dans l’emploi volontiers déglingué qu’en font Cummings et Pound dans leurs lettres. Si bien que le lecteur moyen a toute chance de passer à côté d’une phrase comme «Gargling antisemitism doesn’t(apparently)help a human throat to sing», qui est tronquée, qui n’est pas adressée à Pound mais le décrit, et qui signifie : «Se gargariser d’antisémitisme du matin au soir n’aide(apparemment)pas un gosier humain à chanter.» Nous sommes en mai 1939, Pound venu à New York est hébergé par Cummings, qui au bout de quelques jour doit «littéralement fuir» de chez lui, pour que le caractère insupportable de l’homme n’entache pas la haute idée qu’il veut garder du poète.

     Peu convaincu par ses propres méthodes, Gavronsky en vient à se demander après ces miettes épistolaires : «Est-ce suffisant pour le condamner ?» — ce qui est rappeler qu’il s’agit d’un procès. Le procureur, avant de se cacher derrière le jury populaire d’Internet, sort alors la pièce décisive : le poème 46 de XAIPE (1950) qui a soulevé en son temps des polémiques. Il les résume et se contente bien sûr de citer le texte incriminé en anglais, sans avoir l’honnêteté de traduire. Voici la chose :

     a kike is the most dangerous
     machine as yet invented
     by even yankee ingenu
     ity(out of a jew a few
     dead dollars and some twisted laws)
     it comes both prigged and canted

(où l’on entend «pricked and cunted», avec bite ou con). Et mon impossible traduction :

     un youtre est la plus dangereuse
     machine jamais inventée
     par l’ingéniosité yankee
     (à partir d’un juif quelques fich-
     us dollars morts et des lois douteuses)
     ça existe orcouilleux ou jarconné

     Au mieux, comme le soutient Cummings en 1949, c’est le communautarisme américain qui est visé, «kike» désignant alors le juif qui se différencie tout en jouant le jeu de la société. Cummings est un esprit et un poète complexe qui a des critères politiques simplistes, la plupart négatifs. D’abord, il est contre les groupes. Ensuite, il s’oppose à toute forme de matérialisme : la société de consommation américaine autant sinon plus (parce qu’il la subit davantage) que le régime soviétique. Plus largement, la politique, l’histoire, l’époque, sont les ennemis de sa poésie en quête d’intemporalité. Sauf que dans son combat contre les lieux communs du siècle, il arrive au poème de se laisser contaminer par le mal ambiant — prendre l’exemple des juifs plutôt que n’importe quel autre (Italiens, Chinois de New York…) n’était pas neutre.

     Philip Roth, difficilement taxable d’antisémitisme, donne dans The Human Stain un aperçu de l’époque et du lieu (Cummings habitant près de Washington Square) où s’est écrit ce mauvais poème : «C’était l’après-guerre et le narcissisme juif était à son apogée dans l’avant-garde intellectuelle de Washington Square ; le désir de stature qui aiguillonnait leur audace mentale typiquement juive prenait des proportions faramineuses ; il se dégageait de leurs plaisanteries, de leurs anecdotes familiales, de leur rire, de leurs clowneries, de leurs traits d’esprit, de leurs querelles, de leurs insultes même une aura d’influence culturelle aussi forte que celles qui émanait des magazines Commentary, Midstream et The Partisan Review.» (La Tache, Gallimard, 2002.)

     Au pire, XAIPE est un recueil où l’écriture a du mal à surmonter le désespoir, l’impuissance de Cummings devant le monde (les horreurs de la Seconde mondiale, la division en deux blocs également atroces) et sa solitude devenue isolement. D’où de nombreux poèmes sombres, certains d’un pacifisme agressif, comme celui qui s’en prend en 1945 à Roosevelt (n° 37). Avec de la boue, le poète n’a pas toujours fait de l’or.

     Dans le poème 54 de No Thanks (1935 ; Gavronsky en cite l’incipit, «Lucifer mort,Jéhova enterré», n’y voyant que rejet d’un dieu-père-faire, quand c’est le constat du matérialisme dominant) Cummings dénonçait pareillement le communautarisme, que la technologie, la radio, favorisait en lui donnant des moyens d’expression. Reste que le choix de l’exemple était déjà douteux :

     by instruments,both span and spic,
     are justly measured Spic and Span:
     to kiss the mike if Jew turn kike
     who dares to call himself a man?

Ce que je traduis, explicitant sans atténuer :

     par des engins,allant du brac au bric
     sont mesurés ric à race les Ricains:
     si juif youtré convainc plus de public
     qui ose encore se dire un être humain?

     Il est clair que Cummings a eu des accès d’antisémitisme, qui transparaissent dans sa correspondance privée ou ses carnets, mais aussi dans trois ou quatre poèmes, à destination d’un public. Le fait que cette vieille haine du juif atteigne des sommets dans les années 1930-40 (aux États-Unis comme en Europe) est à mes yeux une circonstance aggravante : un créateur aussi soucieux de sa liberté et de son originalité aurait pu se méfier de l’opinion courante ; d’autant qu’il détestait pareillement fascisme et communisme, qui avaient en commun (entre autres) d’être antisémites. Mais, évidemment, un fantasme aussi paranoïde reste sourd à toute logique extérieure à la sienne.

     Je ne reproche pas à Gavronsky de poser la question, mais d’être incapable d’y répondre — sinon par des sous-entendus dilués dans un galimatias qui tente de s’autopersuader. L’antisémitisme est un sujet trop sérieux pour le laisser entre les mains de manipulateurs. Gavronsky ne fait que prendre prétexte des juifs pour satisfaire sa haine de la poésie de Cummings. Une haine qui l’aveugle tellement qu’il interprète à contresens des poèmes enfantins. Une haine que réveille sa peur de voir soudain, de nouveau, cette poésie traduite en français. Les traducteurs que nous sommes, Thierry Gillybœuf et moi après D. Jon Grossman, il les qualifie d’entrée d’«admirateurs» pour mieux les suspecter de complicité : «Un parcours des préfaces qui accompagnent les excellentes [!?] traductions françaises de plusieurs poésies [sic, pour livres] de e. e. cummings [sic !] gardent [les préfaces ou le parcours ?] le presque silence sur une question qui semble (évidemment !) ne pas avoir attiré l’attention de ses admirateurs à l’encontre [?] disons de la diffamation [SIC !] de Pound et d’Eliot en tant qu’antisémites.» À purée mentale bouillie verbale, aurait ri Boileau.

     Quant à mon supposé silence : j’ai abordé le sujet dans un article récent de la revue Plein Chant sur les relations de Pound et Cummings et les malentendus qui les sous-tendent. Je ne l’ai pas fait dans ma préface à 95 Poèmes (Flammarion, 1983), ni dans mes postfaces à je:six inconférences (Clémence Hiver, 2001), La Guerre, Impressions (Æncrages, 2001) et Contes de fées (Cl. Hiver, 2002) parce qu’il n’y a pas trace d’antisémitisme dans ces livres et qu’il y a déjà assez à dire pour tenter d’introduire une poésie aussi complexe sans s’embarrasser de questions qui ne se posent pas dans l’immédiat. Une préface ou postface n’est pas une monographie sur un auteur ; c’est la présentation d’un livre, point ; et si je croyais pouvoir m’en passer, je le ferais (c’était la position de D. Jon Grossman, mais nous divergeons à ce sujet). Comme indiqué plus haut, il y a par contre des relents d’antisémitisme dans No Thanks. J’aborderai donc cette question dans la postface à ma traduction de ce livre de poèmes.

     J’ajoute que je ne suis pas un admirateur de Cummings — ni de personne d’ailleurs. Je suis un traducteur de Cummings, ce qui implique quelques compétences, mais aussi de la distance, ne serait-ce que pour passer d’un bord de langue et de culture à une autre rive, lointaine. Pourquoi traduire cette poésie-là ? Parce que je l’ai prise en amitié. Être l’ami de quelqu’un de vivant comme peut l’être un poème (Gavronsky est incapable de comprendre ça : l’amitié, l’être, le vivant) ne signifie nullement qu’on lui pardonne tout, qu’on est forcément d’accord avec lui, mais seulement qu’on se met à hauteur, largeur, épaisseur d’homme.

     Par chance, un poète n’a pas à être un saint. Dire le pire, l’horreur, voire des horreurs, peut même participer d’une démarche poétique. Cummings n’est pas plus immaculé que l’anti-Belges Baudelaire, le trafiquant Rimbaud, le patriote Apollinaire, le non-dissident Maïakovski, etc. Il ne youpinait pas seulement du bonnet à ses heures noires, il était aussi un brin alcoolo, il célébrait les prostituées sans beaucoup dénoncer leur exploitation, il avait plus que moins abandonné sa fille, etc. S’ils veulent s’en donner la peine, les PC abréviation nouvelle ont matière à peloton d’exécution pour l’infâme.

     Pour l’instant, un kamikaze vengeur vient seulement de se faire sauter sur un pétard mouillé, éclaboussant ses camarades — d’une revue qui a su être plus clairvoyante. Les consolerai-je en leur signalant qu’on trouve des traductions de Mein Kampf et du Protocole des Sages de Sion dans bien des librairies du Caire, de Ryad, de Beyrouth, de Bagdad, de Téhéran, d’Islamabad, mais aucune de Cummings, qu’on peut dégoter à Tel-Aviv ? Mon salut à Salman Rushdie.

Jacques DEMARCQ
(novembre 2002,
texte paru dans Action poétique, n° 171, mars 2003)

E. E. Cummings
Poèmes justes ou moins
Traduits et annotés par Jacques Demarcq

Suivent presque tous les poèmes de Cummings où il est question de juifs, plus un poème sur Roosevelt. Au lecteur d’apprécier.

is 5, one, xv
No Thanks, 22
No Thanks, 42
No Thanks, 54
50 Poems, 36
XAIPE, 8
XAIPE, 37

 

Bibliographie Française

Indignes paquets d’expression, lettres 1899-1962, traduit par Patrice Repusseau, Mercure de France, 1969.

L’Énorme Chambrée, traduit par D. Jon Grossman, Christian Bourgois, 1978. ; collection "Titres", 2006.

58 + 58 Poèmes, traduit par D. Jon Grossman, Bourgois, 1979.

95 Poèmes, traduit et présenté par Jacques Demarcq, "Textes", Flammarion, 1983 ; Le Seuil, collection "Point/Poésie", 2006.

Anthropos, adapté par D. Jon Grossman, Le Temps qu’il fait, 1986.

Le Père Noël, adapté par D. Jon Grossman, L’Herne, 1998.

50 Poèmes, traduit et présenté par Thierry Gillybœuf, Le Pré Taillis, 2000.

je:six inconférences, traduit et présenté par Jacques Demarcq, Clémence Hiver, 2001.

La Guerre, Impressions, traduit et présenté par Jacques Demarcq, Æncrages & Co, 2001.

73 Poèmes, traduit et présenté par Thierry Gillybœuf, Le Temps des cerises, 2002.

Tulipes et cheminées, traduit et présenté par Thierry Gillybœuf, La Termitière, 2004.

Portraits I et II, traduit et présenté par Jacques Demarcq, Æncrages & Co, 2007 et 2008.

No Thanks, traduit et présenté par Jacques Demarcq, Clémence Hiver, 2008.

 

D. Jon Grossman, E. E. Cummings, Seghers, "Poètes d’aujourd’hui", 1966.

Isabelle Alfandary, E. E. Cummings, ou la minuscule lyrique, Belin, 2002.

Plein Chant no 74-75, E. E. Cummings, 2002.

Europe n°…, E. E. Cummings et William Carlos Williams, 2008.

Jacques Demarcq, E. E. Cummings, Jean-Michel Place, "Poésie", 2008.

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